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Choix de miniatures des manuscrits de l'Université de Liège |
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Avec plus de deux millions de volumes, la Bibliothèque générale de l'Université de Liège, aujourd'hui Centre d'Information et de Conservation des Bibliothèques (C.I.C.B.), est la plus importante de la Communauté française de Belgique. Elle est un pôle d'attraction et souvent un point de passage obligé par l'étendue de ses collections et la rareté de nombreux documents.
Lorsque le pays de Liège devint département français, les bibliothèques de ses couvents avaient accumulé la production de mille ans de culture. Dès 1794, les nouveaux dirigeants caressèrent le projet de concentrer dans une grande bibliothèque ces trésors du savoir, sans toutefois oublier la Bibliothèque Nationale de Paris ! A partir de 1797, de nombreuses bibliothèques religieuses de l'ex-principauté furent acheminées dans les bâtiments de l'Ecole Centrale du Département de l'Ourthe qui avait été établie dans l'ancien Collège des Jésuites wallons de Liège. Après diverses vicissitudes, la majeure partie de ces fonds échut à l'Université de Liège érigée en 1817 dans ces mêmes locaux.
C'est ainsi que la Bibliothèque générale abrite désormais des ouvrages provenant des abbayes de Saint-Trond et d'Averbode, des couvents des Croisiers de Huy et de Liège, des collèges des Jésuites wallons et anglais, des Carmes et des Capucins, pour ne citer que les plus riches.
Des mécènes ont contribué à enrichir le noyau primitif. Le plus illustre d'entre eux est le baron Adrien Wittert de Hoogeland (1823-1903) qui légua à l'Université cent vingt manuscrits parmi lesquels vingt-cinq livres d'heures, vingt mille imprimés anciens, soixante portefeuilles de gravures, plus une rente annuelle en vue d'accroître le fonds.
Ce legs important, d'autres plus modestes et une judicieuse politique d'achat pratiquée par des générations de conservateurs ont donné aux collections universitaires un profil à facettes multiples, parfois déconcertant mais qui permet toutes les découvertes.
Le département des manuscrits compte aujourd'hui plus de six mille manuscrits, du IXe au XXe siècle. Les psautiers et missels y côtoient les armoriaux, les chroniques liégeoises se mêlent aux cours de science et de philosophie, les coutumiers aux recueils de recettes ou aux poèmes d'un Louis Boumal, les Sept paroles du Christ de César Franck au Tacuinum sanitatis de Jean-Galéas Visconti et à de splendides corans turcs.
Miroir de l'histoire de la principauté de Liège et de son université, le fonds des manuscrits est aussi largement ouvert sur la culture mondiale.
Bibl. C. OPSOMER-HALLEUX, Trésors manuscrits de l'Université de Liège, Liège, 1989.
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