Retour au sommaire

Traces 12  —  Varia


  • Jean-Louis DUMORTIER, Le roman policier simenonien et son lecteur (p. 9)
    Comment un fournisseur de littérature populaire est-il devenu une vedette littéraire et comment s’explique la persistance de son succès pendant une quarantaine d’années ? Telles sont les deux questions auxquelles je proposerai des éléments de réponse en me fondant, pour l’essentiel, sur l’image en creux du lecteur destinataire que l’on trouve dans la série des Maigret.

  • Benoît DENIS, Simenon critique de Simenon. Éléments pour une reconstitution de l’espace des possibles romanesques simenonien (1938--1948) (p. 27)
    Au contraire d’un Gide ou d’un Sartre, Simenon ne fut pas de ces romanciers que préoccupa la réflexion sur le roman. Toutefois, à un tournant de sa carrière, il a tenté de cerner lui-même sa situation dans le champ littéraire. C’est à cette tentative, remarquable par la justesse d’intuition, que sont consacrées ces pages.

  • Jean-Louis CABANÈS, Quand Maigret se met à table : enquête sur une dévorante oralité (p. 47)
    Dans la série des Maigret Simenon porte une attention toute particulière aux rites de table, à la scénographie du quotidien. Dans un même élan, il semble proposer un savoir-vivre, un art de jouir du monde, de l’absorber, de le goûter. Il suggère à ses lecteurs que le commissaire, particulièrement apte à faire parler, à dévoiler les secrets, se caractérise également par une oralité avide et mystérieuse que seule une psychologie des profondeurs (le romancier n’en donne pas la clé) pourrait éventuellement éclairer. Simenon joue en quelque sorte coup double en concurrençant le roman naturaliste et le roman psychologique, — et il gagne sur les deux tableaux.

  • Paul MERCIER, Le mur blanc de l’inconscient maternel dans Lettre à ma mère (p. 63)
    Lettre à ma mère occupe une place centrale dans l’œuvre de Georges Simenon. Dans ce récit d’une rare émotion, il cherche à établir un portrait vivant et juste d’une mère dont il pense avoir été toujours séparé : ils ne se seraient jamais compris et l’affection d’une mère lui a manqué. Les accents de tendresse filiale s’accompagnent toujours d’une plainte apaisée, mais toujours présente. Si la sincérité et la bonne foi ne sont pas en cause, il n’empêche qu’un doute subsiste : le fils rend-il vraiment justice à l’affection de sa mère pour lui ou se méprend-il sur l’interprétation qu’il s’en fait ? Comment s’interroge-t-il sur les limitations de sa propre façon d’aimer sa mère ?
    En suivant, dans les Dictées, les indices renvoyant à la genèse de ce livre, on peut faire plus facilement le lien avec la production romanesque et l’importance de la figure maternelle dans la pulsion d’écrire. Enfin, Lettre à ma mère, par la forme d’une lettre à une défunte très chère, annonce Mémoires intimes, mais en étant davantage en résonance avec l’univers romanesque.

  • Fabrice LARDREAU, Échec et mat. Sur L’homme qui regardait passer les trains de Georges Simenon (p. 79)
    Récit d’une « fugue initiatique », L’homme qui regardait passer les trains est une variation exemplaire sur le thème, cher à Simenon, de la perte des repères et de la crise d’identité. Qui suis-je, moi, le conformiste, dès lors que le « domaine de la règle » s’avère illusoire ? Est-il, hors des sentiers battus, un chemin que je puisse parcourir jusqu’au bout avec l’espoir de trouver quelque sens à mon existence ? Telle est la question qui meut le protagoniste, mais à laquelle il ne trouvera pas de réponse, faute peut-être d’avoir pu la formuler clairement.

  • Danielle BAJOMÉE, Et si on (re)lisait les Contes des « Mille et un matins » ? (p. 91)

  • Retour au sommaire  |  Index des auteurs publiés


    | Page de l’ULg | Page du Réseau des Bibliothèques | Page d’accueil Simenon |